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Douleurs menstruelles : ce n’est pas une fatalité !

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Des remèdes naturels contre les règles douloureuses

Face aux douleurs qui reviennent à chaque cycle, misez sur la chaleur et des activités apaisantes en évitant le stress et le sucre.

Elles vous gâchent la vie tous les mois : les douleurs menstruelles appelées aussi dysménorrhée primaire (primaire car aucune cause médicale n’est identifiée). Pendant un à trois jours, la douleur irradie le bas du ventre et les lombaires dès la veille des règles ou le jour même. Ces douleurs sont liées à une surproduction de prostaglandines, substances sécrétées par votre endomètre, qui déclenchent les contractions de l’utérus. Détendez-vous dans un bain chaud, sous une douche ou en posant une bouillote sur le bas de votre ventre. La bouillotte est peu mentionnée dans les recommandations officielles. Une étude américaine¹ a d’ailleurs démontré que la chaleur locale était aussi efficace que l’ibuprofène et apportait un soulagement plus rapide. Les exercices doux comme le yoga, la méditation, la gym ou la marche à pied ont les mêmes vertus apaisantes.

La phytothérapie en coup de pouce

Les plantes antispasmodiques soulagent les crampes utérines. C’est le cas de l’écorce de pimbina ou de la camomille. Les plantes dites décongestionnantes vont augmenter la circulation sanguine dans l’utérus, et réduire la sensation de congestion comme le gingembre et le dong quai. Une étude² relayée par le centre Cochrane avance « des preuves prometteuses en faveur de l’utilisation des plantes médicinales chinoises, afin de réduire les douleurs menstruelles dans le traitement de la dysménorrhée ».

Évitez le sucre !

L’alimentation joue aussi un rôle dans les douleurs menstruelles. Évitez les sucres raffinés présents dans les friandises, les pâtisseries ou dans les boissons gazeuses. Car le sucre accroît la production d’insuline qui joue un rôle dans la production de prostaglandines (qui augmente les contractions de l’utérus). A l’inverse, les omégas 3, présents naturellement dans les poissons gras, l’huile de lin et de noix aident le métabolisme des prostaglandines et diminuent vos douleurs.
En cas de douleurs fortes ou de saignements abondants, consultez un médecin pour écarter l’endométriose, l’inflammation pelvienne, les fibromes ou les kystes ovariens, qui peuvent être responsables d’une dysménorrhée secondaire où les causes médicales sont identifiées.

Vanessa Pageot

1 : MD Akin KW Weingand DA Hengehold Continuous low-level topical heat in the treatment of dysmenorrhea. Obstet Gynecol 2001
2 : Zhu X, Proctor M, Bensoussan A, Wu E, Smith CA. Chinese herbal medicine for primary dysmenorrhoea. Cochrane Database of Systematic Reviews 2008

D’autres articles :

Les premières règles
Prise en charge de l’endométriose
Des jus de fruits et des soupes healthy

Vanessa Pageot: Journaliste en presse spécialisée santé pendant sept ans, je suis aujourd’hui journaliste freelance pour plusieurs éditeurs. Je travaille essentiellement sur des sujets santé.
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