Fiches santé

3 choses à savoir sur...

3 clés pour mieux dormir

3 clés pour mieux dormir

A défaut de retrouver le sommeil de plomb de ses huit ans, voici trois astuces pour des nuits plus sereines :

 

  1. Ne snobez pas vos propres bâillements

Yeux qui piquent, corps qui se refroidit ou se relâche, irritabilité, ce sont les signes physiologiques du sommeil. Avec le temps, vous avez appris à les repousser pour finir un dossier, poursuivre la soirée ou connaître la fin du film. En dehors des contraintes professionnelles et familiales, apprenez à réécouter votre corps en respectant votre horloge biologique. Faites le test sur une semaine !

 

  1. Laissez les tensions de la journée loin du lit

Ressasser la prise de bec avec votre collègue (ou avec votre belle-mère) est rédhibitoire à une nuit sereine. Le Dr Lefrançois* conseille de « remplir ses pensées par quelque chose d’attractif, de plaisant, de motivant ».

Une nuit calme se prépare en amont en supprimant tout excitant (caféine, sport intensif, repas trop lourd, alcool…) le soir. Une fois couché, adoptez les méthodes de la sophrologie : focalisez-vous sur votre respiration abdominale. Vous pouvez aussi imaginer chaque partie de votre corps détendue et lourde, en partant des orteils jusqu’aux sourcils.

 

  1. Transformez votre chambre en bulle

Les chambres françaises sont souvent trop chauffées et trop encombrées, dotées d’une literie qui fatigue et baignées de bruits (ronflements du conjoint et/ou tapage de la rue ou de l’appartement du dessus). Pour le Dr Lefrançois, « les effets délétères du bruit sont connus plongeant l’organisme dans un stress continu ». Optez pour des bouchons d’oreille et une meilleure isolation. Quant aux ronflements, s’ils sont récurrents, il s’agit peut-être d’apnées du sommeil. Contactez votre médecin traitant qui vous orientera, si besoin, vers un spécialiste.

 

Fiches santéA savoir : Le temps moyen de sommeil est entre 7 et 8 heures. Il s’agit d’une moyenne, certains sont de gros dormeurs et ont besoin de plus de 9h, d’autres se contentent d’une nuit de 6 heures.

 

* Dans son livre co-écrit avec V. Deschamps Le sommeil : mieux dormir. Les idées reçues sur le sommeil.

Pharmacie familiale : faites le tri !

pharmacie familiale : faites le tri

 

1 Les dangers.
Votre armoire déborde de boîtes de comprimés, de sirops et de tubes de crèmes entamés ? Si vos médicaments sont périmés, leurs ingrédients actifs se dégradent avec, comme conséquences, une efficience moindre et la formation de composés potentiellement nocifs.

 

2 La date de péremption.
Pour les formes dites « sèches » comme les comprimés, gélules ou capsules, la date de péremption fait foi si les règles de stockage sont  respectées.
Côté formes liquides et semi-liquides comme les sirops, gouttes, crèmes ou suppositoires, sachez que la date de péremption est seulement valable tant que le produit n’est pas entamé. Une fois ouverts, certains sirops comme l’Advil ou le Doliprane ne se gardent que 4 semaines (au réfrigérateur).
Quant aux antibiotiques, rapportez les excédents à votre pharmacien dès la fin du traitement. La consommation d’antibiotiques en dehors de toute ordonnance augmente le risque d’antibiorésistance.

 

3. Bien stocker ses médicaments.

  • Dans leur emballage d’origine avec leur notice.
  • Hors de la portée des enfants et des animaux.
  • A l’abri de la lumière directe, du gel, de la chaleur et de l’humidité. La salle de bain, l’armoire au-dessus d’un radiateur ou le tiroir de la cuisine sous les plaques de cuisson ne sont donc pas idéaux…

 

Fiches santéA savoir : Les résidus des principes actifs des médicaments jetés dans l’évier se retrouvent dans les eaux souterraines ou dans les cours d’eaux… Recyclez vos médicaments périmés et non consommés via votre pharmacien.

Le brossage des dents

le brossage des dents

 

1.  Deux minutes.
C’est la durée préconisée pour le brossage par l’Union française de santé bucco-dentaire (Ufsbd). Or la moyenne française est de 30 secondes, largement insuffisante. Sur la fréquence du brossage, les recommandations sont passées de 3 à 2 fois par jour.

 

2.  Bien choisir sa brosse à dent.
Votre tête de brosse à dent doit être petite pour se faufiler partout jusqu’au(x) dent(s) de sagesse du fond et souple pour ne pas rayer l’émail. Vous devez la renouveler tous les 3 mois, y compris celle de la brosse à dent électrique.

 

3.  Fil dentaire et compagnie.
Complétez le brossage par le passage de fil dentaire, tous les soirs dans l'idéal. Pour les ados au sourire bagué, les brossettes interdentaires sont très utiles pour aller chercher les résidus alimentaires entre les bagues de l'appareil. Enfin, à tous les âges, n'oubliez pas  de vous brosser la langue (si, si) car les bactéries s’y logent tout autant.

V.Pageot

Le don d’organes

don d'organes

 

1.  L’espoir d’une greffe.
21 378 Français attendent un organe, 300 meurent chaque année faute d’une transplantation à temps. Le taux de refus ; de 32,5 % ; est encore très élevé en France.

 

2.  Les organes les plus greffés.
Le rein arrive largement en tête avec près de 3 500 transplantations, suivi par le foie (1 355), le cœur (471), les poumons (345) et le pancréas (78). Plus de 54 500 personnes vivent avec un greffon en France.

 

3.  La carte de donneur.
Elle est téléchargeable gratuitement sur le site de l’Adot  et elle permet à vos proches de connaître votre engagement et de le respecter.
En France, toute personne qui n'a pas fait connaître son refus est supposée consentir au prélèvement de ses organes après sa mort. En cas contraire, il faut s’inscrire sur le registre national de refus de l’agence de Biomédecine.

V.Pageot

Source : France-adot.org/don-organe.html

Chiffres de 2015 de l’agence de Biomédecine.

Les accidents de la vie courante

les accidents de la vie courante

 

1.  Le domicile, principal danger.
50 % des blessures de la vie courante ont lieu au domicile, on parle alors d’accidents domestiques. Les autres lieux sont les activités sportives, celles de loisirs ou à l’école. Ce sont des chutes, suffocations, intoxications, brûlures, noyades ou défenestrations. Les accidents de la route et ceux du travail sont une « catégorie » à part et ne sont donc pas comptabilisés.

 

2.  Engorgement des urgences.
Les accidents de la vie courante sont responsables de 4,5 millions de recours aux urgences par an, de 500 000 hospitalisations et de 20 000 décès par an en France.

 

3.  Les personnes âgées, premières victimes.
Les plus de 75 ans représentent les 2/3 des victimes, souvent après une chute ou par suffocation par un aliment. Chez les enfants de moins de 6 ans, le principal risque est la noyade.

V.Pageot

Source : Inpes.santepubliquefrance.fr

La chirurgie ambulatoire

la chirurgie ambulatoire

 

1. Moins de 12 heures à l’hôpital.
La chirurgie ambulatoire désigne une opération programmée, sans risque hémorragique ni respiratoire où le patient reste, au maximum, 12 heures dans l’établissement de santé, sans nuitée. Les actes chirurgicaux en ambulatoire représentent, en France, 45 % de la totalité des opérations contre 62 % au Royaume-Uni ou 90 % au Danemark selon la Haute autorité de santé.

2. La cataracte, reine de l’ambulatoire.
On compte plus de 700 000 opérations du cristallin dans l’Hexagone, loin devant les arthroscopies (140 000 actes), la chirurgie de la main ou des varices (environ 100 000 actes chacune), les oreilles décollées ou la circoncision.

3. Etre raccompagné.
L’une des conditions de l’ambulatoire est d’être raccompagné par un tiers à sa sortie, y compris pour une personne adulte, pour un retour en transports en commun ou pour une opération dite « bénigne ». Certains établissements appellent au domicile du patient le lendemain de l’intervention pour le suivi post-opératoire.

V.Pageot

Sources : l’association française de chirurgie ambulatoire.

Les antibiotiques

les antibiotiques

 

1. Efficaces seulement contre les bactéries.
Les antibiotiques s'attaquent à une bactérie ou à un groupe de bactéries comme celles responsables d’une cystite, d’une pneumonie ou d’une otite. En revanche, ils sont impuissants contre le virus d’une grippe ou d’une bronchite. Les Français consomment encore trop d'antibiotiques selon l’Assurance maladie : la France est le deuxième pays d’Europe, derrière la Grèce (chiffre de 2013).

 

2. Les bactéries font de la résistance.
En cas de traitement trop court, trop long ou mal dosé ou d’utilisation répétée des antibiotiques, les bactéries s’adaptent et deviennent résistantes. La maladie va alors durer plus longtemps, avec des consultations ou des hospitalisations répétées. Ce qui inquiète le monde médical est la résistance de certaines bactéries à plusieurs médicaments : on parle alors de multi-résistance, notamment en milieu hospitalier. C’est le cas, par exemple, de l’Escherichia Coli, à l’origine de la pyélonéphrite (infection du rein). Dans 7 % des cas, cette bactérie résiste à tous les traitements, y compris les plus récents.

 

3. Les animaux aussi.
C’est l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui tire la sonnette d’alarme : 50 % des antibiotiques produits dans le monde sont destinés aux animaux. « Comme chez l’Homme, souligne l’OMS, la surconsommation d’antibiotiques dans les élevages est responsable de l’apparition de résistances. Les bactéries multi-résistantes issues des élevages peuvent se transmettre à l’Homme directement ou via la chaîne alimentaire. »

V.Pageot

Sources:
http://www.ameli-sante.fr/les-antibiotiques-sont-souvent-utilises-a-tort.html?xtmc=antibiotique&xtcr=5
http://www.who.int/mediacentre/factsheets/antibiotic-resistance/fr/