Fiches santé

3 choses à savoir sur...

Le zona ophtalmique

On compte 200 000 nouveaux cas de zona tous les ans en France dont 20 000 à 40 000 de zona ophtalmique. Le virus de la varicelle est responsable du zona, très douloureux.

1. Le déclenchement

Le virus du zona est associé à celui la varicelle, c’est le virus varicella-zoster virus (VZV). Infectée par la varicelle, la personne garde toujours en elle le virus dormant au niveau de la racine des nerfs rachidiens (colonne vertébrale). Le virus du zona peut alors se réactiver des années après suite à une baisse des défenses immunitaires : maladie chronique, grande fatigue ou stress émotionnel par exemple. Le virus du zona se manifeste soit au niveau du thorax (zona intercostal) soit au niveau d'un côté du visage, (zona ophtalmique).

2. Les symptômes

Les premiers symptômes du zona ophtalmique sont des douleurs le long du nerf trijumeau : front, paupière, aile du nez et partie supérieure de la joue. Ces douleurs peuvent s’accompagner de fièvre. Suit l’éruption de petites vésicules remplies de liquides qui démangent et se transforment en croûtes une dizaine de jours après. Il est nécessaire de se rendre chez son médecin traitant (+ consultation spécialiste si besoin) pour être pris en charge le plus tôt possible.

3. La prévention

La meilleure façon de prévenir le zona ophtalmique est de ne pas contracter la varicelle. Le vaccin contre la varicelle n’est toutefois pas obligatoire chez le jeune enfant. Le vaccin est recommandé chez les enfants de plus de 12 ans qui n’ont pas contracté la maladie et chez les personnes en bonne santé âgées de 60 ans et plus. Ce vaccin diminue de moitié le risque de zona. Enfin, au quotidien, il est essentiel de renforcer son système immunitaire pour empêcher le virus de redevenir actif : régime alimentaire sain, sommeil de qualité et activité physique régulière.

Vanessa Pageot

Eczéma chez l’adulte

Eczéma de l'adulte

1. Les symptômes

L’eczéma, aussi appelé dermatite atopique, se présente sous la même forme que les enfants : plaques rouges, peau enflée et démangeaisons. Chez les adultes, le principal facteur à risque est le milieu professionnel. La dermatite atopique est une maladie chronique.

2. La dermatite de contact

La dermatite de contact irritant est due à une exposition à des substances souvent chimiques : détergents, solvants, colles, décapants, désinfectants, engrais, etc. Elle est favorisée par un milieu humide. C’est pourquoi les esthéticiennes, les coiffeuses, les infirmières ou les cuisiniers, qui ont souvent les mains mouillées, sont atteints de cette forme de dermatite. La dermatite peut être aigüe, suite à une forte concentration d’un produit chimique qui déclenche une réaction type brûlure ; soit chronique en faisant son apparition des mois ou des années après le contact avec le produit incriminé.
La dermatite de contact allergique, plus rare, est une réaction immunitaire de la peau au contact d’une substance allergène : parfums, vernis, résines, nickel, gant en latex ou en caoutchouc.

3. Prévenir la dermatite atopique

En complément du traitement prescrit par le dermatologue, il est essentiel de réduire l’exposition aux produits irritants ou allergènes en milieu professionnel en demandant, si besoin, un rendez-vous avec la médecine du travail. Au quotidien, pensez à bien vous hydrater la peau, la dermatite atopique s'accompagnant souvent d'une sécheresse cutanée importante. La société française de dermatologie conseille l'usage de produits de toilette adaptés comme les pains surgras. Les savons trop détergents et parfumés, les bains moussants sont souvent irritants ou mal tolérés.

Les principaux produits irritants par profession
Coiffeur : shampoings, décolorants
Dentiste : détergent
Ebéniste et charpentier : colles, détergents, diluants, solvants, produits de préservation du bois
Electriciens : décapants
Enseignants : poussière à craie (pour les écoles qui ont encore des tableaux noirs…)
Mécanicien : huile, graisse, essence, solvants
Technicien de surface : détergents, produits nettoyants
Personnel médical : désinfectant, détergent
Exploitant agricole : engrais, pesticide, produits nettoyants
Ouvrier et artisan du bâtiment : ciment
Ouvrier usine chimique : solvant, acide, oxydants

Source : Association dermatologique canadienne 

Acouphènes

acouphènes

1. Sifflements continus

Les acouphènes se traduisent par des bruits aigus dans 75 % des cas (sifflements, grésillements) ou des bourdonnements graves. Ils touchent une seule ou les deux oreilles. Ils sont continus, intermittents, transitoires ou persistants, sur une durée de quelques mois à plusieurs années. Dans environ 80% des cas, les acouphènes sont associés à des troubles de l’audition et dans 50 % à des troubles du sommeil (réveils nocturnes, difficulté d’endormissement).

2. Les personnes à risque

1 adulte sur 10 est concerné avec une forte proportion de personnes âgées de plus de 65 ans. Les hommes sont plus touchés que les femmes. Les travailleurs exposés au bruit souffrent davantage d’acouphènes. Une étude portant sur des discs jockeys de 26 ans, travaillant trois nuits par semaine depuis six ans, montre que 75% d’entre eux perçoivent des acouphènes1.

3. Les causes

La perte auditive est le facteur principal des acouphènes. Les autres facteurs²
- Traumatisme sonore,
- Otite moyenne chronique,
- Bouchon de cérumen ou corps étranger dans l’oreille,
- Médicament toxique pour le système auditif,
- Hypertension artérielle,
- Maladies neurologiques

Vanessa Pageot

Source : La Revue médicale de Liège 2017.

Pas de tabac avant une opération

Pas de tabac avant une opération

Vous devez vous faire opérer d’une cataracte, d’une hernie discale ou du canal carpien et vous êtes fumeur ? Arrêtez le tabac 8 semaines avant l’opération car le tabac ralentit la cicatrisation et augmente les risques de complications comme l’embolie pulmonaire, l’AVC ou le choc septique.

1. Les conséquences du tabac

Les conséquences du tabac ont été prouvées et quantifiées : le tabagisme actif augmente d’environ 20% la mortalité hospitalière et de 40% les complications majeures postopératoires : pneumonie, embolie pulmonaire, AVC, coma, arrêt cardiaque, infarctus du myocarde ou choc septique par exemple. Selon la Société française d’anesthésie et de réanimation, « la fumée du tabac inhibe très fortement les processus de réparation tissulaire et osseuse qui sont de première importance dans le contexte chirurgical pour assurer une cicatrisation rapide et solide ».

2. Combien de temps s’arrêter avant ?

Ecrasez votre dernière cigarette 8 semaines avant l’intervention, vous diminuerez ainsi de 50% les complications respiratoires par rapport à un fumeur actif ; de 25 % si vous vous arrêtez 4 semaines avant. Normalement, lors de la consultation pré opératoire, le médecin vous conseille et vous fait une prescription de substituts nicotiniques pour vous permettre d’arrêter le tabac en amont de l’intervention chirurgicale.

3. Enfants hospitalisés : pas de tabagisme passif !

« Le tabagisme passif chez l’enfant multiplie par deux le risque d’effets indésirables péri opératoires lors d’une anesthésie générale », préviennent les médecins anesthésistes-réanimateurs. Il est donc tout aussi primordial d’éloigner les enfants de toutes les sources de tabagisme passif en commençant par son environnement familial et ce le plus tôt possible avant l’opération.

 

Vanessa Pageot

La mémoire

 Booster sa mémoire

1. Les étapes de la mémorisation

Toute information mémorisée suit trois étapes :
- L’encodage. L’information est envoyée par l’un ou plusieurs de vos 5 sens.
- Le stockage. Une information durablement mémorisée est régulièrement rappelée.
- La restitution. Le souvenir est récupéré de manière spontanée, comme la Madeleine de Proust, ou en faisant appel à des indices.

2. Booster sa mémoire 

Entretenez votre curiosité en diversifiant vos activités de loisirs, sportives et vos relations sociales pour rester toujours en éveil. Pensez à nourrir votre cerveau par une alimentation équilibrée et à oxygéner vos circuits neuronaux par la pratique régulière d’une activité physique. Privilégiez un sommeil de qualité : pendant la phase de sommeil paradoxal les informations sont triées et stockées. Enfin, évitez le stress, l’alcool, les drogues et les antidépresseurs/ tranquillisants/ somnifères.

3. Trucs et astuces

Pour mémoriser une liste de mots ou de noms, regroupez-les par catégories. Pour une suite de chiffre, la méthode de l’association est largement utilisée : il s’agit de coupler un chiffre à un mot ou à une image. Les étudiants ont aussi de plus en plus recours à la carte mentale dit aussi schéma heuristique pour identifier, synthétiser et organiser les informations essentielles.

Vanessa Pageot

Source : Booster sa mémoire en 100 exercices pratiques de S. Bouvet, First éditions.

 

3 clés pour mieux dormir

3 clés pour mieux dormir

A défaut de retrouver le sommeil de plomb de ses huit ans, voici trois astuces pour des nuits plus sereines :

 

  1. Ne snobez pas vos propres bâillements

Yeux qui piquent, corps qui se refroidit ou se relâche, irritabilité, ce sont les signes physiologiques du sommeil. Avec le temps, vous avez appris à les repousser pour finir un dossier, poursuivre la soirée ou connaître la fin du film. En dehors des contraintes professionnelles et familiales, apprenez à réécouter votre corps en respectant votre horloge biologique. Faites le test sur une semaine !

 

  1. Laissez les tensions de la journée loin du lit

Ressasser la prise de bec avec votre collègue (ou avec votre belle-mère) est rédhibitoire à une nuit sereine. Le Dr Lefrançois* conseille de « remplir ses pensées par quelque chose d’attractif, de plaisant, de motivant ».

Une nuit calme se prépare en amont en supprimant tout excitant (caféine, sport intensif, repas trop lourd, alcool…) le soir. Une fois couché, adoptez les méthodes de la sophrologie : focalisez-vous sur votre respiration abdominale. Vous pouvez aussi imaginer chaque partie de votre corps détendue et lourde, en partant des orteils jusqu’aux sourcils.

 

  1. Transformez votre chambre en bulle

Les chambres françaises sont souvent trop chauffées et trop encombrées, dotées d’une literie qui fatigue et baignées de bruits (ronflements du conjoint et/ou tapage de la rue ou de l’appartement du dessus). Pour le Dr Lefrançois, « les effets délétères du bruit sont connus plongeant l’organisme dans un stress continu ». Optez pour des bouchons d’oreille et une meilleure isolation. Quant aux ronflements, s’ils sont récurrents, il s’agit peut-être d’apnées du sommeil. Contactez votre médecin traitant qui vous orientera, si besoin, vers un spécialiste.

Vanessa Pageot

Fiches santéA savoir : Le temps moyen de sommeil est entre 7 et 8 heures. Il s’agit d’une moyenne, certains sont de gros dormeurs et ont besoin de plus de 9h, d’autres se contentent d’une nuit de 6 heures.

 

* Dans son livre co-écrit avec V. Deschamps Le sommeil : mieux dormir. Les idées reçues sur le sommeil.

 

Pharmacie familiale : faites le tri !

 pharmacie familiale : faites le tri

1 Les dangers.

Votre armoire déborde de boîtes de comprimés, de sirops et de tubes de crèmes entamés ? Si vos médicaments sont périmés, leurs ingrédients actifs se dégradent avec, comme conséquences, une efficience moindre et la formation de composés potentiellement nocifs.

 

2 La date de péremption.

Pour les formes dites « sèches » comme les comprimés, gélules ou capsules, la date de péremption fait foi si les règles de stockage sont  respectées.
Côté formes liquides et semi-liquides comme les sirops, gouttes, crèmes ou suppositoires, sachez que la date de péremption est seulement valable tant que le produit n’est pas entamé. Une fois ouverts, certains sirops comme l’Advil ou le Doliprane ne se gardent que 4 semaines (au réfrigérateur).
Quant aux antibiotiques, rapportez les excédents à votre pharmacien dès la fin du traitement. La consommation d’antibiotiques en dehors de toute ordonnance augmente le risque d’antibiorésistance.

 

3. Bien stocker ses médicaments.

  • Dans leur emballage d’origine avec leur notice.
  • Hors de la portée des enfants et des animaux.
  • A l’abri de la lumière directe, du gel, de la chaleur et de l’humidité. La salle de bain, l’armoire au-dessus d’un radiateur ou le tiroir de la cuisine sous les plaques de cuisson ne sont donc pas idéaux…

Vanessa Pageot

Fiches santéA savoir : Les résidus des principes actifs des médicaments jetés dans l’évier se retrouvent dans les eaux souterraines ou dans les cours d’eaux… Recyclez vos médicaments périmés et non consommés via votre pharmacien.

 

Le brossage des dents

le brossage des dents 

1.  Deux minutes

C’est la durée préconisée pour le brossage par l’Union française de santé bucco-dentaire (Ufsbd). Or la moyenne française est de 30 secondes, largement insuffisante. Sur la fréquence du brossage, les recommandations sont passées de 3 à 2 fois par jour.

 

2.  Bien choisir sa brosse à dent

Votre tête de brosse à dent doit être petite pour se faufiler partout jusqu’au(x) dent(s) de sagesse du fond et souple pour ne pas rayer l’émail. Vous devez la renouveler tous les 3 mois, y compris celle de la brosse à dent électrique.

 

3.  Fil dentaire et compagnie

Complétez le brossage par le passage de fil dentaire, tous les soirs dans l'idéal. Pour les ados au sourire bagué, les brossettes interdentaires sont très utiles pour aller chercher les résidus alimentaires entre les bagues de l'appareil. Enfin, à tous les âges, n'oubliez pas  de vous brosser la langue (si, si) car les bactéries s’y logent tout autant.

Vanessa Pageot

Le don d’organes

don d'organes 

1.  L’espoir d’une greffe

21 378 Français attendent un organe, 300 meurent chaque année faute d’une transplantation à temps. Le taux de refus ; de 32,5 % ; est encore très élevé en France.

 

2.  Les organes les plus greffés

Le rein arrive largement en tête avec près de 3 500 transplantations, suivi par le foie (1 355), le cœur (471), les poumons (345) et le pancréas (78). Plus de 54 500 personnes vivent avec un greffon en France.

 

3.  La carte de donneur

Elle est téléchargeable gratuitement sur le site de l’Adot  et elle permet à vos proches de connaître votre engagement et de le respecter.
En France, toute personne qui n'a pas fait connaître son refus est supposée consentir au prélèvement de ses organes après sa mort. En cas contraire, il faut s’inscrire sur le registre national de refus de l’agence de Biomédecine.

Vanessa Pageot

Source : France-adot.org/don-organe.html

Chiffres de 2015 de l’agence de Biomédecine.

Les accidents de la vie courante

les accidents de la vie courante

1.  Le domicile, principal danger

50 % des blessures de la vie courante ont lieu au domicile, on parle alors d’accidents domestiques. Les autres lieux sont les activités sportives, celles de loisirs ou à l’école. Ce sont des chutes, suffocations, intoxications, brûlures, noyades ou défenestrations. Les accidents de la route et ceux du travail sont une « catégorie » à part et ne sont donc pas comptabilisés.

2.  Engorgement des urgences

Les accidents de la vie courante sont responsables de 4,5 millions de recours aux urgences par an, de 500 000 hospitalisations et de 20 000 décès par an en France.

3.  Les personnes âgées, premières victimes

Les plus de 75 ans représentent les 2/3 des victimes, souvent après une chute ou par suffocation par un aliment. Chez les enfants de moins de 6 ans, le principal risque est la noyade.

Vanessa Pageot

Source : Inpes.santepubliquefrance.fr

La chirurgie ambulatoire

 la chirurgie ambulatoire

1. Moins de 12 heures à l’hôpital

La chirurgie ambulatoire désigne une opération programmée, sans risque hémorragique ni respiratoire où le patient reste, au maximum, 12 heures dans l’établissement de santé, sans nuitée. Les actes chirurgicaux en ambulatoire représentent, en France, 45 % de la totalité des opérations contre 62 % au Royaume-Uni ou 90 % au Danemark selon la Haute autorité de santé.

2. La cataracte, reine de l’ambulatoire

On compte plus de 700 000 opérations du cristallin dans l’Hexagone, loin devant les arthroscopies (140 000 actes), la chirurgie de la main ou des varices (environ 100 000 actes chacune), les oreilles décollées ou la circoncision.

3. Etre raccompagné

L’une des conditions de l’ambulatoire est d’être raccompagné par un tiers à sa sortie, y compris pour une personne adulte, pour un retour en transports en commun ou pour une opération dite « bénigne ». Certains établissements appellent au domicile du patient le lendemain de l’intervention pour le suivi post-opératoire.

Vanessa Pageot

Sources : l’association française de chirurgie ambulatoire.

Les antibiotiques

 les antibiotiques

1. Efficaces seulement contre les bactéries

Les antibiotiques s'attaquent à une bactérie ou à un groupe de bactéries comme celles responsables d’une cystite, d’une pneumonie ou d’une otite. En revanche, ils sont impuissants contre le virus d’une grippe ou d’une bronchite. Les Français consomment encore trop d'antibiotiques selon l’Assurance maladie : la France est le deuxième pays d’Europe, derrière la Grèce (chiffre de 2013).

 

2. Les bactéries font de la résistance

En cas de traitement trop court, trop long ou mal dosé ou d’utilisation répétée des antibiotiques, les bactéries s’adaptent et deviennent résistantes. La maladie va alors durer plus longtemps, avec des consultations ou des hospitalisations répétées. Ce qui inquiète le monde médical est la résistance de certaines bactéries à plusieurs médicaments : on parle alors de multi-résistance, notamment en milieu hospitalier. C’est le cas, par exemple, de l’Escherichia Coli, à l’origine de la pyélonéphrite (infection du rein). Dans 7 % des cas, cette bactérie résiste à tous les traitements, y compris les plus récents.

 

3. Les animaux aussi

C’est l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui tire la sonnette d’alarme : 50 % des antibiotiques produits dans le monde sont destinés aux animaux. « Comme chez l’Homme, souligne l’OMS, la surconsommation d’antibiotiques dans les élevages est responsable de l’apparition de résistances. Les bactéries multi-résistantes issues des élevages peuvent se transmettre à l’Homme directement ou via la chaîne alimentaire. »

Vanessa Pageot

 

Sources:
http://www.ameli-sante.fr/les-antibiotiques-sont-souvent-utilises-a-tort.html?xtmc=antibiotique&xtcr=5
http://www.who.int/mediacentre/factsheets/antibiotic-resistance/fr/