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Le tabou des fuites urinaires

Le tabou des fuites urinaires

Fuites pendant l’effort : 1 femme sur 5 est concernée

On minimise, on s’en cache. Le tabou des fuites urinaires d’effort est toujours ancré en France alors qu’elles concernent une femme sur cinq.

Après une toux, un éternuement ou un saut, la fuite involontaire d’urine due à un effort touche 25 % des femmes. On se fige, on se tait. Tabou. Si le pic de prévalence se situe entre 55 et 60 ans, tous les âges sont touchés dès l’adolescence. Les jeunes femmes qui pratiquent un sport intensif impliquant des sauts répétés sont particulièrement concernées puisque 30 % d’entre elles auraient des fuites urinaires d’effort. Les sports les plus violents pour le périnée : le trampoline, la gymnastique, la danse ou l’athlétisme. La pratique intensive d’un sport n’est pas la seule responsable. L’accouchement, la ménopause, la carence des œstrogènes, l’obésité, la constipation chronique, le port régulier de charges lourdes ou le tabagisme sont aussi des facteurs déclencheurs.

 

Un urètre mal fermé

« L’incontinence urinaire d’effort est due à l’hypermobilité de l’urètre dont les systèmes de soutien sont altérés, explique le Collège national des gynécologues et obstétriciens français dans une fiche d’information. (…) L’urètre est alors moins bien soutenu et ne se ferme plus parfaitement au moment de l’effort. » La rééducation du périnée, appelé aussi plancher pelvien, est aujourd’hui très efficace contre l’incontinence urinaire d’effort. Elle est pratiquée par une sage-femme, un kinésithérapeute spécialisé ou par un médecin rééducateur. Cette thérapie dite comportementale ne s’arrête pas au cabinet du professionnel de santé : il est essentiel de pratiquer quotidiennement les exercices chez soi pour un effet durable. La rééducation, remboursable sur ordonnance, peut aussi se faire plusieurs fois au cours de sa vie de femme. Il est donc essentiel d’en parler à son médecin traitant ou lors de son suivi gynécologique : les fuites urinaires d’effort ne sont pas une fatalité.

Vanessa Pageot

Source : Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français,

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