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Anaelle écologiste anti-gaspi

Elle m’inspire : Anaelle, écolo anti-gaspi

Tous les mois, je donne la parole à une femme qui m’inspire : parce qu’elle est engagée, altruiste, courageuse, drôle, respectueuse ou simplement parce que j’aime ce qu’elle est.
Anaelle habite Bordeaux et tient le blog « La Révolution des Tortues » depuis 2016. Son sous-titre résume tout : « Ecologie pratique et humour biodégradable ».

Quel fut le déclic pour devenir une écologiste engagée ?

J’ai eu une vraie prise de conscience en 2011, lors d’un échange universitaire au Canada. La surconsommation est une réalité en France, mais là-bas c’est une autre échelle. Ça m’a ouvert les yeux.

Comment s’est passé la transition pour devenir une écolo active ?

Ce fut un long chemin, qui a certainement commencé dès mon enfance : aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours trié mes déchets et évité le gaspillage. Au retour du Canada, j’ai opté pour un master en environnement, puis j’ai travaillé dans un cabinet de conseil en développement durable… Après, une fois qu’on a tiré sur un fil, c’est toute la pelote de laine qu’on déroule ! Une question en amène une autre, un changement en amène un autre. Ça se fait petit à petit mais c’est continu. Dans ma vie de tous les jours, je ne cherche pas à dire aux autres comment faire. Je me contente de simplifier ma vie, réduire ma consommation, trouver des alternatives durables, bien manger, etc. Si je convainc des gens autour de moi, c’est par l’exemple : ils voient que ces choix-là me rendent heureuse et me correspondent, alors il peut leur venir l’envie de faire pareil.

Votre famille a-t-elle adopté les trucs et astuces décrits dans le blog ?

Certains, oui. Ma mère est une lectrice assidue et chaque fois que je vais manger chez mes parents, je vois que de petites choses ont changé. Ma grand-mère tricote des éponges Tawashi depuis que je lui ai donné l’idée. Mais l’écologie n’est pas au centre de toutes les discussions, loin de là. Je laisse plutôt les gens venir à moi s’ils ont des questions.

Votre engagement a-t-il eu des conséquences sur votre vie sociale ?

Oui et non. Si on ne me pose pas de questions, on ne sait pas forcément que je suis écolo : j’ai aussi ce côté « bonne vivante », très sociable, drôle, fêtarde… Pas du tout compatible avec l’écologie dans la tête de beaucoup de gens. C’est une idée reçue, mais peu importe. Je n’essaie pas d’évangéliser mes amis, ils font ce qu’ils veulent. Ce qui est compliqué, c’est quand par exemple je suis la seule à ne pas vouloir prendre l’avion pour partir en vacances : au final, on a co-voituré avec ceux qui préféraient cette solution, et les autres ont pris un vol low-cost ! Après, il y a des situations où je ne me prends pas la tête : ce n’est pas aussi simple d’éviter le plastique pendant des vacances entre amis que toute seule chez soi. Je fais de mon mieux, sans pression.

Quelles habitudes furent les plus dures à abandonner ?

Sans hésitation : le fromage ! On dénonce toujours l’impact de la viande sur la planète, mais les produits laitiers font partie du problème. Ce sont les mêmes animaux qu’il faut nourrir à grands renforts de céréales en monoculture… J’ai aussi du mal à trouver une alternative satisfaisante au coton-tige. L’oriculi, je ne m’y fais pas.

Peux-tu décrire une pièce de ta maison ?

Dans ma cuisine, j’ai essayé d’avoir le moins d’appareils électro-ménagers possibles : pas de micro-ondes, ni de bouilloire car on peut très bien faire réchauffer l’eau ou les aliments dans une casserole. Pas de liquide vaisselle mais un savon de Marseille qui le remplace très bien, pas d’éponge synthétique mais une brosse et une Tawashi. Enfin, j’ai toute une série de bocaux pour le vrac de pâtes, de riz, de légumineuses…

Propos recueillis par Vanessa Pageot

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