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Le danger des jouets non conformes

Le danger des jouets non conformes

Tous les ans, début décembre, la répression des fraudes, la Dgccrf contrôle les jouets dans plus de 10 000 établissements : grandes distribution, commerce de détail, marché de Noël mais aussi lieux de fabrication et sites de ventes à distance. L’année dernière, 16,5 % des jouets testés dans leurs laboratoires ont été déclarés non conformes et dangereux. Les jeux à destination des plus petits, les moins de 36 mois, sont particulièrement pointés. « Les enfants peuvent être des consommateurs parfois imprévisibles quant à l’utilisation insoupçonnée d’un jouet », prévient la Dgccrf. Sont testés en laboratoire « l’arrachage des yeux et l’inflammabilité d’une peluche ou d’une poupée en tissu, les risques d’affaissement d’un petit camion porteur (sur lequel l’enfant va s’asseoir), les risques de coincement de doigt lors du pliage-dépliage d’une poussette pour poupée, le volume en décibels d’un téléphone jouet, la présence des métaux lourds (plomb, etc.) ». Le principal risque est celui de la suffocation par l’ingestion de petites pièces détachables voire du rembourrage des peluches ou poupées en tissu. Autre danger moins connu : l’ingestion de pièces magnétiques des jeux de construction pouvant occasionner une occlusion intestinale. En 2015, 300 000 jouets ont ainsi été détruits ou remis en conformité suite à ces contrôles.

Oubliez les bouillotes-peluches

Le premier réflexe est de vérifier le marquage CE du jouet. La Dgccrf recommande aussi de conserver tous les avertissements portés sur les emballages ainsi que les modes d’emploi ou notices de montage. Autre conseil de bon sens : les jeux et objets offerts aux plus grands ne doivent pas être laissés à la portée des jeunes enfants de la famille. Outil, gadget, papeterie, imitation de denrées alimentaires, mais aussi puzzle, train électrique, jeux d’expériences de chimie, etc.

La répression des fraudes met en garde les parents vis à vis des bouillotes-peluches. Au-delà du risque élevé de brûlures sur la peau fine des enfants, ces articles ne font pas partie de la catégorie « jouets » et échappent donc à la réglementation européenne en terme de sécurité…

Vanessa Pageot

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