Blog santé

Zoom sur l'actualité santé

Lutte contre la maigreur et l'anorexie dans le mannequinat

Mannequinat : Les silhouettes maigres interdites

Lutte contre l’anorexie

 

Deux mesures fortes contre le diktat de la maigreur : les mannequins trop maigres ne peuvent plus défiler et les photos retouchées devront être signalées.

Fini les mannequins osseux souffrant d’anorexie ? Depuis le 5 mai, les mannequins travaillant en France doivent présenter un certificat médical indiquant leur indice de masse corporel (IMC). Celui-ci doit être supérieur à 17 soit 54 kg pour 1m80 par exemple. En-deçà, les mannequins n’ont plus le droit d’exercer. Une contrainte qui s’applique à tous les mannequins des pays de l’Espace économique européen qui souhaitent exercer dans l’Hexagone.

Cette mesure, issue de la loi Santé de janvier 2016, vise à agir « sur l’image du corps dans la société pour éviter la promotion d’idéaux de beauté inaccessible [afin de] prévenir les troubles du comportement alimentaire », explique le ministère de la Santé. Un cadre – enfin -contraignant depuis l’affaire Isabelle Caro*. Cette jeune femme avait médiatisé, en 2007, son combat contre l’anorexie via une photo choc de son corps extrêmement amaigri.

 

Combien de photos retouchées ?

 

Autre mesure phare associée : celle de la mention obligatoire, « photo retouchée » sur toute image modifiée pour affiner ou épaissir la silhouette d’un mannequin. Applicable au 1er octobre prochain, cet arrêté concerne toutes les photos publiées dans la presse, sur le web, sur les réseaux sociaux, sur les affiches, dans les catalogues ou les prospectus ! La retouche d’image est dénoncée depuis longtemps par les associations luttant contre l’anorexie. Car les images de maigreur omniprésentes, “modèles” de corps parfaits, contribuent au développement de troubles alimentaires et psychologiques. « Chez les filles, le corps est l’expression de leur mal-être, constatait l’Insee dans un rapport en 2007. En classe de 3e, 42 % se perçoivent trop “grosses”, une insatisfaction qui peut les conduire vers des troubles alimentaires et s’accompagne parfois de pensées suicidaires voire de tentatives de suicide.»

Vanessa Pageot

*Isabelle Caro est décédée de sa maladie en novembre 2010

Ecrire un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *